Artificialisation de l’humain, humanisation de l’artificiel. Séance délocalisée du séminaire de l’URMIS – 4 mai 2011

Centre d’études pour le monde arabe moderne (CEMAM)
Faculté des Lettres et des Sciences Humaines
Université Saint Joseph

Séance délocalisée du séminaire de l’URMIS (IRD, Université Paris-Diderot et UNSA)
Artificialisation de l’humain,  humanisation de l’artificiel

 MERCREDI 4 MAI de 09h30 à 12h30 au CEMAM
(Campus des Sciences Humaines, Rue de Damas
bat.C/4e étage/salle des revues)

 PROGRAMME 
9h30 – 10h45
– Denis Vidal et Nicolas Puig : Présentation des objectifs du séminaire
– Annie Tohmé Tabet : Histoire des conceptions anthropologiques

– Discussion.

10h45 Pause café

11h00 – 12h30
– Houda Kassatly et Nicolas Puig : Corps décorés, corps transformés : tatouages et chirurgie esthétique au Liban.
– Denis Vidal : Des robots qui nous ressemblent?  Anthropomorphisme et nouvelle robotique

 – Discussion

 Discutants : Sylvia Chiffoleau, Liliane Kfoury, André Tremblay et Christophe Varin.

 ARGUMENTAIRE DU SEMINAIRE
Frontières de l’humain : Nouvelles problématiques

Ce séminaire propose de croiser deux approches des frontières considérées comme autant de « seuils » qui impliquent des redéfinitions diverses de l’humain et de la personne comme des choses, des idées, des esthétiques, des rituels, etc.

- Nous entendons étudier les frontières entre l’humain et le non-humain et la manière dont se trouvent reconsidérés aujourd’hui les attributs de la personne et de son intégrité. On peut constater, en effet, que les définitions de l’humain sont remaniées dans le cadre de nouvelles technologies (robotique, internet, mondes virtuels, etc.), mais aussi dans celui de la biologie et dans toutes sortes de domaines où la conception de la personne et de ce qui la constitue sont régulièrement mis en jeu. On se placera ainsi dans la perspective d’une définition « limite » de l’identité, voire aux limites de l’identité, pour analyser les frontières de l’humain telles qu’elles sont définies et remaniées dans le monde contemporain.

- Nous nous intéresserons également aux frontières, institutionnalisées ou non : celles des États mais aussi celles de divers espaces culturels et sociaux, définis et délimités par différentes modalités d’organisations (régions, ethnies, quartiers,  camps, espaces d’exception, etc.). Chacune de ces frontières présuppose, en effet, des formes de définition plus ou moins explicite, des personnes pour instaurer des procédures de distinction, de contrôles, d’appropriation ou d’exclusion. Des processus individuel et collectif d’identification, de différenciation, parfois de stigmatisation, s’établissent interrogeant les dynamiques de circulation qui requalifient ou réattribuent du sens aux choses, aux idées ou encore aux esthétiques. Activités, déplacements et œuvres constituent, dans différents contextes, des points de redéfinition des altérités, des conventions, des engagements ou des moralités.

 L’enjeu de la démarche est d’alimenter et de renouveler la problématique des frontières en étant particulièrement attentifs non seulement aux limites et aux points de rupture manifeste, mais aussi aux modes d’inflexion plus subtils qui font basculer d’un monde à un autre, de l’humain à l’inhumain, du soi à l’autre, du citoyen à l’exclu et réciproquement.

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