Atelier de recherche de l’équipe « S ‘Orienter » – 2 et 3 décembre 2010

Migrations et circulations en Méditerranée orientale
Territoires, mémoires et interactions

 Atelier de recherche de l’équipe « S ‘Orienter »
« Circulations et ancrages au Proche-Orient »
CEMAM, URMIS et MIGRINTER

 Université St Joseph (CEMAM) / Institut de Recherche pour le Développement (URMIS)
CEMAM
Bâtiment C – 4ème étage
Campus des sciences humaines de l’USJ, rue de Damas
Beyrouth, les 2 et 3 décembre 2010

 

Objectif :
- Identifier les nouvelles problématiques afférentes aux mobilités, à leurs amplitudes, leurs temporalités et analyser leurs effets sociologiques et anthropologiques au Proche-Orient et en Égypte.
- Etudier les possibilités de coopérations entre les différents programmes existant sur le thème dans la région et  les partenariats envisageables (Université libanaise, AUB, Faculté des Sciences Economiques et Politique de l’Université du Caire, etc.).

 L’atelier est divisé en trois parties :
- Exploration des thématiques scientifiques mobilisées dans les études sur la migration et le refuge
- Discussions de situations régionales
- Organisation du programme et structuration de l’équipe.

Positionnement scientifique de l’atelier
Il s’agit de réfléchir sur un programme qui se place au croisement des logiques de circulation et des univers de référence des personnes mobiles. En effet, il convient de prendre en considération la variété des espaces sociaux qui, à différents degrés et à différentes échelles, font repères pour les populations migrantes et exilées en tant que lieux de la rencontre, supports des identités et des appartenances, creusets des mémoires (notamment diasporiques) ou encore armatures des productions culturelles dont les figurations de soi. Partant, l’enquête collective pourrait se déployer depuis les sites urbains proche-orientaux et égyptiens à partir desquels l’on observe divers effets sociologiques et anthropologiques des mobilités en situant l’analyse dans une triple perspective : territoriale, mémorielle et interactionnelle.Cet atelier a ainsi pour objet de réinterroger les circulations contemporaines à l’échelle proche-orientale en explorant les formes d’ancrages et de passages des différentes frontières (territoriales, sociales et culturelles) qui donnent sens aux pratiques, aux parcours et contribuent à modifier les définitions de soi et d’autrui sur les scènes urbaines. Il s’agit donc de documenter la mobilité, y compris quand elle est constituée en objet culturelle, et de voir en quoi le déplacement crée du sens et modifie les référencements (i. e. les différents repères par lesquels les personnes s’orientent dans le cours de leur quotidien et investissent de significations leur situation).

Nous nous intéresserons à la façon dont circulent les hommes, les mémoires et les cultures (artistiques, religieuses, etc.) et sur l’empreinte sociale et culturelle de ces mobilités : modifications des espaces relationnels, souvenirs des personnes et commémorations des groupes, patrimonialisation des territoires ou des arts de faire, mise en place de grammaires de perceptions réciproques dans les villes…. Ces circulations proposent différents agencements dans l’espace et le temps qui, du transit au refuge en passant par l’émergence de « territoires circulatoires », définissent des modes de présence spécifiques dans les villes de la région. Ainsi nous observons des formes de visibilité ou d’invisibilité des populations mobiles, (ou « immobilisées »), d’investissements du proche et du familier, d’invention ou de redéfinition de lieux de mémoire en liaison avec de nouvelles mobilisations religieuses, des conflits de diverses intensités ou encore des redécouvertes/relances de tradition. La coprésence de populations différentiées dans les sociétés du Proche Orient, au sein de quartiers plus ou moins communautarisés, ou de camps de réfugiés met en jeu des situations de confrontation sur divers points : concurrence victimaire, légitimité à occuper l’espace public, enjeux mémoriels à la suite d’un conflit ou d’une migration, ségrégation et déni de citoyenneté, etc.

Cet atelier est l’occasion d’approfondir les problématiques de la mobilité et plus généralement de la circulation en Méditerranée orientale en traitant à la fois des logiques spatiales gouvernant la présence des migrants et réfugiés, des dimensions relationnelle de cette présence et, enfin, des dynamiques des cultures et des mémoires en tant que support des mobilités.

 Programme

Jeudi 2 décembre

9.30 : Accueil des participants, mot de bienvenue du directeur du CEMAM (Séance fermée – Réservée aux membres du programme)

Introduction des journées. Objectifs, approches, partenariats. Retour sur le programme Urbamarge, migrants et réfugiés au Proche-Orient : des inscriptions urbaines (urbanités) aux orientations multiples (référentialités) (Nicolas Puig).

Présentation des travaux en cours au CEMAM sur la thématique des migrations régionales et de la mémoire (Liliane Kfoury)

11.30 : Pause café

12.00 : Tour de table et présentation des recherches individuelles, des orientations scientifiques des participants.

13.00 : déjeuner

14.30 – 16h00 : Thématiques scientifiques 1 (Séance ouverte aux étudiants de master)

1. Anthropologie du sujet, conceptions de la personne (Michel Agier)

2. Du souvenir à la mémoire : régime d’historicités (Michèle Baussant)

16.00 – 16.30 : Pause café

16.30– 18h00 : Thématiques scientifiques 2 (Séance ouverte aux étudiants de master)

3. L’étranger dans la ville (Marina Hily)

4. Justice et hospitalité (Sylvaine Bulle)

Vendredi 3 décembre

9.30 : Situations migratoires locales (Séance ouverte aux étudiants de master)

– Irakiens en Syrie (Kamel Doraï)

Trajectoires des Shawwâm (Houda Kassatly)

– Circulations Ci-Jordanie-Jordanie (Véronique Bontemps)

 11.00 Pause café

11.30 : Migrants et réfugiés dans les sociétés proche-orientales (Séance ouverte aux étudiants de master)

– Innovations linguistiques dans l’interaction migrants-employeurs (Fida Bizri)

– Communautarisation des migrants au Liban (Julien Bret)

­– Comparaison des réfugiés urbains : Delhi – Le Caire (Julie Baujard)

13.00 déjeuner

14.30 : Discussion générale (Séance fermée – Réservée aux membres du programme)

1. Enjeux scientifiques
2. Objectifs du programme
3. Structuration de l’équipe, mise en œuvre du programme, recherche de financement.

 Liste des participants
- Abou-Zaki Hala Caroline, Doctorante IRD (CEMAM/URMIS/CEAF)
- Agier Michel, IRD (CEMAM/CEAF)
- Baujard Julie, ATER à l’université de Provence (IRSEA)
- Baussant Michèle, CNRS (LESC)
- Bava Sophie, IRD (Faculté des Sciences Economiques et Politique de l’Université du Caire, LPED)
- Bizri Fida, Maitre de conférence à l’INALCO (SeDyL)
- Bontemps Véronique, Post-doctorante IRD (URMIS)
- Bret Julien, ATER  à l’université du Havre (MODYS)
- Bulle Sylvaine, Maitre de conférence à l’université de Saint-Etienne (MODYS)
- Dorai Kamel, CNRS (MIGRINTER)
- Hily Marina, CNRS  (MIGRINTER)
- Kassatly Hoda, Chercheuse (CEMAM)
- Kfoury Liliane, Maitre de conférence à l’université St Joseph (CEMAM)
- Puig Nicolas, IRD (CEMAM/URMIS)

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