Journées d’études – Programme « S’orienter » – 10 et 11 novembre 2011

- Ministère des Affaires Etrangères et Européeenes (France)
- Institut de Recherche pour le Développement (URMIS)
- Université St Joseph de Beyrouth  (CEMAM)

JOURNEES D’ETUDES
Du programme « S ‘Orienter »
Séminaire de comparaison des travaux co-organisé
par
Rabia Bekkar-Lacoste, IRD, UMR Développement et Sociétés
Coordinatrice du FSP Migrations Internationales, recompositions  territoriales et développement (MAEE/IRD)
et
Nicolas Puig, URMIS, CEMAM
Coordinateur avec Liliane Kfoury du projet [S’Orienter] : Circulations et ancrages au Proche-Orient

Beyrouth, les 10 et 11 novembre 2011
9h30 – 13h00
14h30 – 17h30

Lieu
Centre d’Etudes pour le monde arabe moderne (CEMAM)
Campus des sciences humaines de l’USJ – Rue de Damas
Bâtiment C – 4° étage


Jeudi 10 novembre 2011
Première journée : Programme [S’Orienter] en présence des membres du réseau FSP

Thématique : Dimensions relationnelles de la migration et du refuge
Les interventions visent à apporter des éléments d’information et de réflexion sur le volet du programme « S’Orienter » traitant des dimensions relationnelles de la migration et du refuge. Elles concernent tout d’abord les modalités et les effets anthropologiques de la co-présence de populations d’origines diverses sur les scènes urbaines, les arènes sociables qui sont de façon plus générale placées dans les situations de passages et de franchissements de frontières (sociales, territoriales, culturelles,…). Il s’agit ainsi d’envisager la façon dont les migrants et réfugiés sont transformés par la pratique d’espaces travaillés par l’altérité dans lesquels s’instaurent des formes relationnelles spécifiques. Les logiques enchevêtrées qui se manifestent dans les espaces partagés de la ville procèdent d’ajustements individuels à la situation comme de formes de construction communautaire. En effet dans l’épreuve de la rencontre s’éprouvent les frontières, convoquées, revendiquées, subies, etc., des différents groupes, migrants, réfugiés, relégués, minorés d’une façon générale. Se déploient alors des tactiques de valorisation, de banalisation, généralement de raffermissement du soi, hors ou par le groupe, qui sont autant de réponses aux charges plus ou moins euphémisées de la stigmatisation qui se font jour dans les moments où prennent place des enjeux de reconnaissance et d’assignations identitaires. Nous chercherons à explorer au cours de cette journée les différentes dimensions de la relation : leurs aspects structurants de la vie urbaine et sociale, au contraire leurs rugosités, leurs vertus socialisatrices, formatrices éventuellement, et leur inégales contributions aux positionnements des individus, à l’économie fluctuante des groupes.

9h30-10h00
– Accueil des participants
– Mots d’introduction sur l’organisation des deux journées : Rabia Bekkar-Lacoste, Nicolas Puig et Liliane Kfoury

 

I  – Univers de la rencontre

10h00-13h00

 – Virginie Milliot, (Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, LESC)
 La sociabilité publique dans un espace pluraliste : le quartier de la Goutte d’Or à Paris 

Pause café 20 minutes

 – Marina Hily (CNRS, MIGRINTER)
Ethnographie d’espaces publics : expériences de migrants à Borj-Hammoud

– Asef Dahdah (Doctorant Université Aix-Marseille, TELEMME)
Entre clandestinité et rassemblements religieux, de Badaro à la banlieue Est : La migration éthiopienne, un exemple de coprésence à Beyrouth

Déjeuner 13h00 – 14h30

14h30 – 17h30

 – Véronique Bontemps (IRD, IFPO)
Le passage de la frontière comme épreuve temporelle. La construction du temps de la traversée du pont Allenby.

 II – Migrants au Liban : états des lieux, états précaires

 – Lara Badr (Doctorante Université Paris V, chercheure associée au CEMAM)
Migration vers le Liban, quel état des lieux possible ?

Pause café 20 minutes

 – Projection du film « Prisonniers et étrangers au pays de l’hospitalité » de Hoda Kassatly, discutante Liliane Kfoury.

Discutants de la journée I: Liliane Kfoury et Nicolas Puig


Vendredi 11 novembre 2011
Seconde journée : Séance comparative dévolue à l’examen des logiques sociales des migrations.

 Thématique : Formes migratoires entre projet individuel et support collectif : Comparaisons des travaux.
 Cette journée a pour objet d’interroger les supports sociaux par lesquels s’organisent les déplacements et se mettent en place les insertions dans les différents territoires parcourus et inégalement appropriés.  Seront examinés, à partir de terrains africains, maghrébins et moyen-orientaux, les formes d’encadrement des projets : individuelles, familiales, communautaires ou confrériques. Ce sera ainsi l’occasion de mettre en discussion des différences et des rapprochements entre logiques communautaires et logiques confrériques tout en tenant compte des phénomènes d’individualisation et d‘autonomisation. Nous aborderons également l’élaboration de récits partagés de la mémoire de groupes dispersés en nous interrogeant sur les modes et les bases du travail de recommunautarisation.

9h30 – 12h30

 – Rabia Bekkar-Lacoste (IRD, UMR Développement et Sociétés)
Lieux et vie quotidienne des jeunes Guinéens au Sénégal

 – Kamel Doraï (CNRS, MIGRINTER)
La famille à l’épreuve de la dispersion. Logiques migratoires et réseaux transnationaux des réfugiés irakiens post-2003

Pause café 20 minutes

– Michèle Baussant (CNRS, LESC)
Comment s’élabore, se diffuse et évolue une norme mémorielle du passé ? D’une génération à l’autre, l’exemple de deux mouvements associatifs juifs égyptiens

Déjeuner  13h – 14h 30

14h 30 – 16h 30

 – Pape Sakho (IPDSR, Université Cheikh Anta Diop, Sénégal)
Migrations internationales et mutations urbaines à Dakar

 – Houria Alami (Enseignante-Chercheur, Faculté de droit, Université de Casablanca)
Les subsahariens à Rabat : des perceptions complexes

 Discutant de la journée II: Mahamet Timera, URMIS, Université Paris Diderot

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